Présentation

 

Quelques dates repères de l’evolution

l’école nationale supérieur agronomique

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INTRODUCTION : Les différentes étapes traversées par l’Ecole Nationale Supérieur Agronomique (ENSA) ne sont pas le fait du hasard. Bien au contraire, ces étapes côtoient les grands bouleversements qu’a subis l’agriculture algérienne, victime d’une colonisation agraire appartenant à une ère révolue.

A la fin du XIXème siècle, le besoin en encadrement de l’agriculture se fait de plus en plus sentir et finit par aboutir à la création, en 1880, de l’Ecole pratique d’Agriculture de Rouiba, à quelques kilomètres à l’est d’Alger, et dont le transfert à Maison Carrée (actuel El Harrach), verra la création de l’Ecole d’agriculture Algérienne, en 1905. Cet important événement va donc sceller “l’acte de naissance” de ce qui deviendra plus tard l’ENSA.

 

Nous essayerons de retracer dans ce qui suit, avec le maximum d’objectivité, les différentes étapes parcourues par notre établissement, étapes ayant marqué l’évolution de son système de formation et son développement scientifique et pédagogique.

 

– 1905 : CREATION DE L’ECOLE D’AGRICULTURE ALGERIENNE : C’est en 1905, à la suite du transfert de l’Ecole Pratique d’Agriculture de Rouiba à Maison Carrée (actuel El Harrach) qu’est créée l’Ecole d’Agriculture Algérienne sur le plateau de Belfort (actuel Hassan Badi), à 12 Km à l’est d’Alger.

Après des débuts modestes, il est très vite reconnu la nécessité d’acquisition de connaissances générales assez développées qu’exige un enseignement supérieur agricole efficace. A la suite de la 1ère guerre mondiale (1914-1918), l’Ecole est fermée, puis réouverte en 1919. Afin de répondre aux besoins de l’agriculture coloniale, le programme d’enseignement est légèrement remanié.

 

– 1921 : CREATION DE L’INSTITUT AGRICOLE D’ALGERIE (IAA) : A partir de 1921, l’établissement est ouvert, par voie de concours, aux candidats ayant suivi avec succès leur cycle d’études secondaires ou professionnelles agricoles. Il prend alors la dénomination “d’Institut Agricole d’Algérie” et se voit habilité à délivrer un diplôme d’ingénieur comparable à celui des établissements d’enseignement supérieur agricole français de l’époque : “Diplôme de l’Institut Agricole d’Algérie”, après un cursus de formation de deux années.

 

– 1930 : RAYONNEMENT DE L’IAA SUR LE BASSIN MEDITERRANEEN : En 1930, les centres du concours d’accès à l’Institut sont élargis à plusieurs villes du bassin méditerranéen (Marseille, Tunis, Casablanca, Oran, …etc.).

Il est utile de rappeler qu’en cette période d’après-guerre, profondément marquée par la crise économique, l’agriculture algérienne, d’une manière générale, n’échappe pas au cours des événements. On assiste alors à un profond bouleversement du paysage agricole dont la première victime sera la petite paysannerie algérienne, alors que la colonisation va bénéficier d’un soutien sans précédent, sous forme de crédits consentis par les organismes financiers de l’époque.

 

Cette situation  aboutira à deux séries de conséquences :

– une évolution fulgurante de la propriété foncière coloniale;

– un développement accru de certaines spéculations comme la viticulture de cuve, devenue alors la base de l’économie agricole, au détriment des cultures vivrières et de l’élevage. C’est ce qui explique la quasi-disparition de la petite propriété dans certaines régions fertiles comme la Mitidja, par exemple.

 

De ce constat, il devient aisé de comprendre l’urgence de la mise en place d’un système de formation de cadres supérieurs agricoles en adéquation avec l’environnement agricole et le contenu qu’il convient de lui donner, eu égard au progrès technique connu dans le domaine agricole (fertilisation, protection phytosanitaire, … etc.). La série de réformes que va connaître l’établissement par la suite découle du même constat et est toujours guidée par le souci de rivaliser avec les écoles d’agriculture dites métropolitaines.

 

– 1939-1940 : QUELQUES REFORMES : Le déclenchement de la 2ème guerre mondiale (1939-1945) va retarder la mise en œuvre de ces réformes, bien que dès 1940, le concours d’entrée devienne obligatoire pour tous les candidats (titulaires ou non du baccalauréat). Les principales mesures de refonte des programmes portent sur les points suivants :– conditions du concours;

– refonte des programmes comportant un réaménagement des horaires des cours et travaux pratiques, une réorganisation de la pratique agricole, une introduction de nouvelles disciplines, … etc.

 

Cette réforme est accompagnée d’un développement significatif des infrastructures à caractère pédagogique en premier lieu (chaires, laboratoires, … etc.).

 

– 1941-1942 : LA DUREE DES ETUDES EST PORTEE A 3 ANS : Cette période est marquée par le prolongement de la durée des études d’une année comportant des matières à option, ce qui lui confère un caractère de pré-spécialisation (loi du 5 Juillet 1941). Mais avec les hostilités dues à la guerre, toute activité pédagogique est suspendue jusqu’en 1945.

Quelques mois après la fin de la 2ème guerre mondiale, le 14 Novembre 1945, l’Institut rouvre ses portes avec les étudiants admis aux concours précédents.

 

– 1946 : NAISSANCE DE L’ECOLE NATIONALE D’AGRICULTURE D’ALGER : En raison de la situation d’après-guerre qui prévaut à l’époque, les éléments des promotions en cours de formation termineront leur cursus selon le régime de 3 ans. Entre temps est intervenue la loi du 22 Mai 1946 soumettant désormais l’IAA devenu Ecole Nationale d’Agriculture d’Alger, au régime des Ecoles Nationales d’Agriculture de France. Cette loi est entrée en vigueur dès la rentrée scolaire 1946 : l’accès à l’établissement se fait alors par voie de concours pour les bacheliers ayant accompli au préalable deux (2) années préparatoires aux études supérieures agronomiques dans certains lycées de l’Education Nationale, la durée des études étant de trois (3) années d’où un cursus de 5 ans (2 + 3) après le baccalauréat. Cette formation débouche sur le titre d’Ingénieur Agricole attribué aux titulaires du diplôme délivré par “l’Ecole Nationale d’Agriculture de Maison Carrée”.

 

– 1957-1958 : CREATION DE L’ECOLE SUPERIEURE D’AGRICULTURE AFRICAINE (ESAA) : Parallèlement aux différentes mutations qu’a connues “l’établissement mère”, et dès la période 1958-1959, période marquée par les bouleversements provoqués par la Guerre de Libération Nationale, les autorités coloniales prônant une politique “d’ouverture” décident la création de la Section d’Agriculture Africaine qui est mise en place dans l’enceinte de l’école même : c’est l’Ecole Supérieure d’Agriculture Africaine “ESAA”.

La création de cette filière constitue, en principe, le prolongement du fameux “Plan de Constantine” (Octobre 1958) considéré à l’époque comme ambitieux mais dont les incidences socio-économiques sur le pays restent d’une portée limitée. En plus des étudiants provenant des Ecoles d’Agriculture de Tunis (Tunisie) et de Meknès (Maroc), cet établissement est ouvert sur concours à un nombre restreint de bacheliers algériens. Les études durent 3 ans, mais pour combler la différence due à l’absence de deux années préparatoires (voir ci-dessous ENSA), les programmes d’enseignement sont quelque peu “comprimés”, voire surchargés. La fin du cursus est sanctionnée par le diplôme de l’école (diplôme d’ingénieur agricole polyvalent).

 

– 1961 : CHANGEMENT DE DENOMINATION EN ECOLE NATIONALE SUPERIEURE AGRONOMIQUE (ENSA) D’ALGER : Le décret du 20 Juin 1961 consacre la création de l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique d’Alger (héritière de l’Ecole Nationale d’Agriculture) où les étudiants sont admis dans les mêmes conditions, que par le passé, mais sur un concours commun à celui des ENSA de France. La durée des études est toujours de trois ans et est sanctionnée par le diplôme d’Ingénieur Agronome.

Il est à signaler qu’à l’époque, ce genre d’études est réservé aux seuls candidats français (ou occasionnellement étrangers). Les Algériens ne peuvent y accéder compte tenu des difficultés rencontrées notamment lors de leur recrutement à l’issue de leur formation.

 

– 1962 : RETOUR A LA DENOMINATION INSTITUT AGRICOLE D’ALGERIE : A l’indépendance, se pose le problème du devenir de “l’établissement mère” et de ses élèves :– ceux issus de l’ENSA (1ère et 2ème Années) vont terminer leur cursus en France (ENSA de Montpellier, Grignon, … etc.);

– quant aux étudiants algériens de l’ESAA, redevenue IAA, ils y poursuivront leurs études dès Novembre 1962, malgré les tentatives de fermeture de l’établissement et son transfert en France.

 

La promotion de nouveaux bacheliers algériens est accueillie sur titre à l’Institut Agricole d’Algérie lors de la rentrée scolaire de 1962 pour une formation de 3 années. Les étudiants ayant effectué avec succès la 1ère année de la Faculté des Sciences et titulaires donc du SPCN (= Sciences Physiques, Chimiques et Naturelles) ou du MPC (= Mathématiques, Physiques, Chimie) sont admis sur titre en 2ème année.

 

Dans leur contenu  les programmes, vont être les héritiers de ceux de l’ESAA, à la seule différence que certains cours de 1ère année (Mathématiques, Physiques, Chimie, Biologie Animale et Végétale, Géologie) se déroulent à la faculté des Sciences d’Alger. Les élèves reçoivent à l’IAA, une formation agronomique polyvalente de 3 ans intercalée de deux stages de 45 jours :

– stage en milieu rural ou en exploitation en fin de 1ère année;

– stage dans un domaine spécialisé autour d’une production végétale et/ou animale, industrie alimentaire, … etc. en fin de 2ème année.

Cette formation est sanctionnée par le “Diplôme de l’Institut Agricole d’Algérie”. Elle aura le mérite d’avoir fourni à l’agriculture algérienne l’embryon de son encadrement.

 

En outre, devant les besoins pressants du secteur agricole et suite au départ de la majeure partie des cadres étrangers, les modalités d’accès sont élargies aux titulaires du Diplôme d’Etudes Agricoles du Second degré (DEASD) des écoles régionales d’agriculture et des lycées agricoles. De même qu’un concours d’entrée (niveau baccalauréat) est ouvert chaque année aux élèves de terminale des lycées.

 

Ce type de formation est maintenu jusqu’en 1968, date à laquelle, l’Institut passe sous la tutelle du Ministère de l’Education Nationale de l’époque avec un changement de dénomination accompagné d’une refonte appréciable des programmes d’enseignement.

 

– 1968 : NAISSANCE DE L’INSTITUT NATIONAL AGRONOMIQUE (INA) : Le décret n° 68-423 du 28 Juin 1968 consacre la création de l’Institut National Agronomique d’El Harrach, sa réorganisation interne et définit ses missions à travers un programme remanié.

Les modalités d’accès demeurent inchangées, mais la durée de formation est portée à 4 années dont la dernière est réservée à la spécialisation. Les trois premières années communes comportent un enseignement de discipline de bases renforcé ainsi que des matières d’agronomie nécessaires au profil d’ingénieur agronome quelle que soit sa spécialité. Quant à l’année de spécialisation, elle est caractérisée par l’introduction de disciplines nouvelles dispensées sous forme de cours, TP, travaux personnels et de groupe durant un semestre. Le deuxième semestre est réservé exclusivement aux travaux de recherche réalisés par l’étudiant autour d’un sujet précis dès le début de l’année et après un stage d’information effectué l’été précèdent. Les résultats des travaux de recherche sont consignés dans un mémoire de fin d’études élaboré sous la direction d’un promoteur et présenté publiquement par l’étudiant devant un jury d’examen.

 

Ce nouveau régime d’études est sanctionné par le Diplôme d’Ingénieur Agronome, la spécialisation faisant l’objet d’une attestation délivrée par la direction de l’établissement. Ce type de formation va concerner cinq promotions dont la dernière sortira en 1974.

 

Entre temps, la Réforme de l’Enseignement Supérieur (RES) de 1972 va permettre à l’INA de s’aligner sur le reste des établissements universitaires, avec pour mission de former des ingénieurs d’état en agronomie avec une spécialisation relativement poussée touchant des domaines assez variés.

 

Le décret du 4 Mars 1977, va porter avec effet rétroactif dès 1971 la durée des études à dix semestres après le baccalauréat, répartis comme suit :

1er   au  4ème semestre : Tronc commun d’enseignement général

5ème au  6ème semestre :               Tronc commun d’enseignement agronomique

7ème au  8ème semestre :               Année de spécialisation plus ou moins fine

9ème au 10ème semestre :Enseignement optionnel (spécialisation approfondie)

 

L’enseignement optionnel est dispensé sous des formes variées, parallèlement aux travaux de recherche menés dans le cadre de la préparation et de l’élaboration du mémoire de fin d’études.

 

Plus tard, avec la création des Instituts Nationaux d’Enseignement Supérieur (INES) d’Agronomie à l’intérieur du pays et avec des programmes inspirés de ceux de l’INA, l’institut va accueillir, dans la limite des places disponibles, des étudiants en section de spécialisation (4ème année) n’existant pas dans les INES d’Agronomie. Ainsi les premières passerelles entre l’INA et les instituts similaires ont été établies.

 

Après le tronc commun d’agronomie et en fin de 4ème année, tous les étudiants subissent une épreuve atypique dite de “synthèse agronomique” portant sur un sujet tiré au hasard et relevant du domaine agricole ou agro-alimentaire. Cette épreuve est destinée à tester les capacités du futur ingénieur agronome, quelle que soit sa spécialité, à faire face à un problème réel par une approche rationnelle et à proposer une solution immédiate. L’examen fait l’objet d’un rapport écrit, élaboré en une dizaine de jours et défendu publiquement sous forme d’exposé devant un jury d’enseignants.

 

Il est à retenir que la série de réformes qu’a connues l’INA depuis 1962 va s’accompagner de l’introduction de nouvelles disciplines tant au niveau du tronc commun général (langues, informatique, génie génétique, nutrition, biologie moléculaire, … etc.) qu’au niveau des sections de spécialisation.

 

Parallèlement à ces différentes phases d’évolution du système d’enseignement à l’INA, et dans le cadre du développement de la carte universitaire algérienne, d’autres établissements d’enseignement supérieur agronomique (INES d’Agronomie) sont créés dans différentes régions du pays, avec un cursus de formation calqué sur celui de l’INA. Il devient donc urgent que ce dernier émerge  du lot pour devenir un pôle d’excellence dans le domaine des sciences agronomiques, destiné à la formation d’élite aussi bien en graduation qu’en post graduation et ce, pour l’encadrement des établissements nouvellement créés. C’est ainsi que l’INA est promu au rang de “Grande Ecole” et prend la dénomination “d’Ecole Nationale Supérieur Agronomique” (= ENASA).

 

– 1997 : L’INA EVOLUE EN ENASA : L’arrêté ministériel du 22 Mai 1995 définit les modalités d’accès en 1ère année (correspondant à l’ancienne 3ème année). Le concours est ouvert aux étudiants ayant suivi avec succès leurs études de tronc commun de Biologie ou d’Agronomie (1ère et 2ème année des INES d’Agronomie). Les titulaires d’une licence ou d’un Diplôme d’Etudes Supérieures (DES) en Sciences de la Nature et de la vie sont également admis en 1ère année. Ainsi l’établissement se trouve donc délesté des enseignements du tronc commun général pour se consacrer exclusivement à l’enseignement agronomique de base en 1ère année, et à un enseignement spécialisé dispensé de façon plus ou moins précoce en 2ème  et en 3ème année.

L’objectif d’un tel système qui se veut à la fois original et performant, est de conduire vers un profil d’ingénieur appelé à innover, diriger et former ses semblables. La 1ère  promotion est accueillie à l’ENASA en Septembre 1997.

 

Une réflexion profonde relevant d’une vision nouvelle destinée à la formation d’élite parmi la famille d’agronomes est engagée. Elle devrait conduire à une refonte structurelle des programmes d’enseignement et à une transformation radicale des méthodes pédagogiques.

 

Outre l’introduction des disciplines et des langues étrangères, une place prépondérante est accordée aux stages afin de mettre l’étudiant en contact permanent avec le réel et le préparer de manière scientifique à une spécialisation.

 

Sur le plan de l’organisation des enseignements, les différentes disciplines sont réparties en Unités de Valeur (= UV) qui en constituent l’unité de base et qui sont regroupées par ordre de complémentarité en Unités Pédagogiques (= UP) lesquelles sont organisées, à leur tour, en Blocs.

 

Le déroulement des enseignements est subdivisé selon un schéma englobant des enseignements séquentiels et continus :

les enseignements séquentiels sont dispensés à des périodes précises de l’année, compte tenu des contraintes imposées par la nature et de la nécessité d’articulation des unités de valeur entre elles, selon un enchaînement logique;

les enseignements continus, ainsi dénommés, parce qu’ils concernent des UV pouvant être dispensées tout au long de l’année et servant de base pour l’assimilation d’autres disciplines.

 

Après la première année de tronc commun d’agronomie, les étudiants sont ventilés dans les différentes filières de spécialisation selon leurs vœux, mais les critères de mérite restent déterminants lors de cette ventilation en 2ème année.

 

Cette expérience n’a pu malheureusement conduire aux résultats escomptés. Après trois années de fonctionnement et faute de mesures d’accompagnement et de moyens tant humains que matériels, le système ENASA est suspendu au profit d’un retour à la formule initiale Bac + 5.

 

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– 2000 : RETOUR A LA DENOMINATION INA : En dépit des résultats peu convaincants de l’expérience ENASA, un certain nombre d’enseignements ont pu être tirés.

Une commission ad hoc de réactualisation des programmes est mise en place pour revoir l’architecture du programme de tronc commun (général et agronomique) et y apporter quelques correctifs. Ainsi, tout en gardant présent à l’esprit les principes qui ont présidé à la création de l’ENASA, il devient tout à fait plausible de concevoir de nouveaux programmes à même de conférer à l’ingénieur agronome de l’INA un savoir faire lui permettant de :

s’adapter à des situations diverses, compte tenu des opportunités d’emploi existantes;

savoir orienter les membres d’une équipe qu’il serait appelé à diriger éventuellement;

faire participer pleinement cette équipe à la conception de solutions exigées par les problèmes rencontrés (ou posés) sur le terrain ainsi qu’à leur mise en œuvre.

 

Pour ce faire, les nouveaux programmes remaniés et réorganisés doivent conduire à une formation agronomique de base solide, rénovée et “excluant toute spécialisation fine et trop précoce ; celle-ci ne pouvant être entamée qu’à partir de la 4ème année” avec des critères de répartition dans les différentes filières identiques ceux utilisés dans le passé.

 

– 2003 : LE PROJET D’APPLICATION DU SYSTEME L-M-D : Au cours de l’année scolaire 2002-2003, une commission de réflexion pour la mise en place du système L-M-D fondé sur les 3 grades Licence, Master et Doctorat, a été installée au niveau de l’établissement. Selon les travaux de cette commission et dans le cadre du système L-M-D, l’actuelle formation « Ingénieur » pourrait être envisagée selon  deux visions :

Vision I : formation de l’ingénieur agronome sur une durée de 3 + 2 ans ; l’accès à la formation d’ingénieur ne peut se réaliser dans ce cas qu’après une licence appropriée;

Vision II : formation de l’ingénieur agronome sur une durée de 2 + 3 ans ; l’accès à cette formation ne peut se faire qu’après un tronc commun de 2 ans suivi d’une formation de 3 ans dans une « Grande école ».

 

– CONCLUSION : Depuis 1962, l’Institut a assuré la formation d’environ 5000 ingénieurs agronomes dont certains ont exercé de hautes fonctions au niveau national (différents ministères) et international (FAO, ICARDA, UNESCO, … etc.). Il est à noter que depuis cette date repère plus de 150 enseignants et chercheurs ont été formés par l’INA pour ses propres besoins ainsi que pour d’autres établissements nationaux d’enseignement agronomique (Tizi ouzou, Blida, Sétif, …etc.).

Si à l’instar des pays en voie de développement, l’Algérie n’a d’autre choix que d’adhérer aux grandes options économiques définies par la mondialisation, elle ne peut y échapper sur le plan académique. Ceci l’oblige à repenser son système de formation agricole et à redéfinir sa stratégie pédagogique à travers une architecture des enseignements agronomiques profondément remaniée et réactualisée. Ainsi, le produit obtenu serait en mesure de servir le monde rural et participerait activement à son épanouissement dans le cadre d’un développement durable.